05 juin 2008
Le Combat ordinaire, Tome 4 : Planter des clous
le moins bien de la série mais quand même...., Dernier opus du Combat Ordinaire, Planter des clous se trouve un peu en dessous des autres volumes (notamment le sublime "Les Quantités négligeables"). On lui reprochera quelques séquences trop longues (la discussion finale entre Marco et son pote vers la fin, par exemple) et une émotion un peu plus caricaturale, un peu moins fine que les précédents volumes.
Néanmoins, cela reste une très bonne bande dessinée, très sensible, avec des personnages toujours aussi attachants. Et tout ceux, comme moi, qui ont commencé le cycle avec bonheur, se délecteront de connaître la suite des pérégrinations de Marco et des autres. 
Spirou, le journal d'un ingénu
Jusqu'ici, on connaissait principalement Emile Bravo pour ses BDs proches des romans d'initiation sous forme humoristique (notamment Jules). Pas de raison que Spirou échappe à cette règle.
On ne retrouve donc pas ici le Spirou classique de Franquin, celui des débuts de Rob Vel, celui moderne de Tome et Janry ou celui en plein dans son époque de Fournier ou Nic et Cauvin. On découvre un nouveau Spirou, pas encore formé. Un Spirou qui a une vraie raison d'avoir une tenue de groom, pour qui Fantasio n'est encore qu'un inconnu, où Spip commence à prendre conscience de son existence. Spirou, comme le nom de l'album l'indique, n'est qu'un ingénu, pas ouvert sur le monde qui l'entoure, avec un gros côté boy scout, qui le fait ressembler à Tintin (un nombre de cases hallucinant sert d'hommage à Hergé d'ailleurs, tout en s'en moquant gentiment). le scénario est bien plus crédible que la plupart des autres Spirou, et on rit de bon coeur, autant qu'on tremble.
Les dessins quant à eux sont impeccables. Emile Bravo s'exprime à travers une ligne claire simple, sans jamais être simpliste, et surtout avec un découpage d'une efficacité redoutable. La mise en scène sait provoquer les sentiments les plus variés.
A lire et à relire, cette BD est un classique instantanné.
