05 juin 2008

Spirou, le journal d'un ingénu

Jusqu'ici, on connaissait principalement Emile Bravo pour ses BDs proches des romans d'initiation sous forme humoristique (notamment Jules). Pas de raison que Spirou échappe à cette règle.
On ne retrouve donc pas ici le Spirou classique de Franquin, celui des débuts de Rob Vel, celui moderne de Tome et Janry ou celui en plein dans son époque de Fournier ou Nic et Cauvin. On découvre un nouveau Spirou, pas encore formé. Un Spirou qui a une vraie raison d'avoir une tenue de groom, pour qui Fantasio n'est encore qu'un inconnu, où Spip commence à prendre conscience de son existence. Spirou, comme le nom de l'album l'indique, n'est qu'un ingénu, pas ouvert sur le monde qui l'entoure, avec un gros côté boy scout, qui le fait ressembler à Tintin (un nombre de cases hallucinant sert d'hommage à Hergé d'ailleurs, tout en s'en moquant gentiment). le scénario est bien plus crédible que la plupart des autres Spirou, et on rit de bon coeur, autant qu'on tremble.
Les dessins quant à eux sont impeccables. Emile Bravo s'exprime à travers une ligne claire simple, sans jamais être simpliste, et surtout avec un découpage d'une efficacité redoutable. La mise en scène sait provoquer les sentiments les plus variés.
A lire et à relire, cette BD est un classique instantanné.

coverb

Posté par licornebd à 23:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Spirou, le journal d'un ingénu

    Spirou, depuis aussi par Olivier Schwartz

    La version d'Emile Bravo est une réussite (pouvait-il en être autrement de la part d4emile bravo,)

    A lire aussi, celle d'Olivier Schwartz, moins tournée vers l'enfance, l'adolescence et l'acquisition d'expérience, mais truculente, peutêtre proche de la manière dont rob Vel voyait se héros (j'imagine, n'ayant bien sûr jamais pu discuter avec le grand homme)

    Posté par jean-yves, 27 juin 2010 à 15:29 | | Répondre
Nouveau commentaire